Chakra et étapes de la vie

Description de Chakra et étapes de la vie selon l'écoute imaginaire

Chakra et étapes de la vie : Selon l'approche de l'Écoute Imaginaire

Lors de la présentation de la qualité énergétique du champ biolumineux, j'ai avancé l'idée que chaque zone peut recevoir et émettre une bande de fréquences particulières et ainsi faire osciller les cellules pouvant entrer en résonance avec ces fréquences. Cette résonance serait absolument nécessaire pour que la région correspondante du corps puisse demeurer dans un état de santé. Ce mécanisme s'applique aussi à la qualité psychique, le rayonnement de chaque zone ayant une qualité psychique qui lui est propre.
En observant la qualité psychique des zones par Écoute Imaginaire, j'ai constaté que le rayonnement de chacune d'elles dépendait de la manière dont les différentes étapes de la vie avaient été apprivoisées. Ceci m'amène à croire que bien qu'à la naissance tous nos organes soient fonctionnels d'un point de vue physiologique, leurs qualités énergétique et psychique ne se développent que graduellement au cours des différentes étapes de la vie. Ce modèle n'est pas nouveau puisque la tradition chamanique reconnaissait déjà que chaque chakra était lié à une étape de la vie.

Selon mes observations, la qualité psychique du champ biolumineux est toujours organisée par le rayonnement dominant d'une ou plusieurs zones, ce qui caractérise son niveau d'organisation. La zone dominante change selon les étapes de la vie car le passage à une nouvelle étape de la vie nécessite un changement du niveau d'organisation du champ biolumineux. Ce changement se manifeste par le transfert de la dominance d'une zone à une autre, plus complexe. Le début d'une nouvelle étape de vie est marqué par une résonance expansive. Ensuite, la tendance limitative prédomine pendant une certaine période. La qualité psychique du champ biolumineux accumule alors des informations semblables (c'est-à- dire de même qualité) correspondant à des comportements répétitifs qui lui permettent de s'organiser et d'intégrer le niveau d'organisation de la zone correspondante. Lorsque l'organisation est atteinte, la qualité psychique du champ biolumineux devient de nouveau réceptive à une résonance expansive. Évidemment cette résonance tendra à organiser la qualité psychique selon un niveau d'organisation encore plus complexe. La zone pouvant supporter cette résonance deviendra alors dominante.

Voici une présentation sommaire des étapes de la vie, chacune étant caractérisée par la dominance d'une zone. Ce modèle est évidemment trop rigide. Dans la réalité, les étapes ne sont pas aussi distinctes et peuvent se chevaucher. Ainsi plus d'une zone pourront être dominantes simultanément ou encore un individu pourra se dissocier d'une ou plusieurs zones à la fois.

LE STADE SYMBIOTIQUE ET LE DÉVELOPPEMENT DU FOETUS
Le stade symbiotique est expérimenté par l'enfant tout au long de son développement dans le ventre de sa mère. Lors des trois premiers mois de gestation, l'énergie descendante (tendance limitative) et l'énergie ascendante (tendance expansive) provenant de l'univers superlumineux créent et structurent le foetus. Celui-ci reçoit des influx cosmiques de façon continue et il est en quelque sorte en symbiose avec l'univers superlumineux. À mesure que le foetus se forme, la relation avec l'univers superlumineux s'affaiblit et une relation étroite avec la mère se développe. La conscience de l'enfant fait une avec celle de la mère. Cette dernière constitue tout son environnement et elle est son unique source de nourriture. Tout au long des neuf mois de gestation, il se développe une communication de type télépathique entre la mère et l'enfant. C'est par le biais de cette communication télépathique que les expériences de la mère vont influencer le développement du foetus. Ses activités conscientes et inconscientes influenceront le foetus. Ainsi, une mère déprimée peut à son insu affecter le bébé qu'elle porte. Tout au long des stades qui vont suivre, l'enfant apprendra à reconnaître son espace biolumineux c'est-à-dire les frontières de son espace afin de respecter ses besoins par rapport aux demandes extérieures.

LE STADE DE LA DÉFINITION DE LA QUALITÉ PSYCHIQUE
De la naissance à environ 18 mois, aucune zone ne domine la qualité psychique du champ biolumineux. C'est plutôt une période pendant laquelle la qualité psychique commence à se définir par rapport à celle de la mère. L'énergie psychique de l'enfant se développe progressivement à mesure que ses instincts de conservation et de nutrition sont assouvis. Ce stade est très similaire au stade oral de la psychanalyse. Après la naissance, le stade symbiotique est perpétué par le contact oculaire, les caresses et l'allaitement. Son instinct de se nourrir amène l'enfant à ne ressentir du plaisir que lorsqu'il a quelque chose dans la bouche (sein maternel, tétine, doigt, etc.). L'enfant n'est toujours pas en mesure de différencier son identité du monde extérieur. La distinction entre le monde extérieur et lui se fait à mesure qu'il expérimente le plaisir et le déplaisir. L'instinct de conservation engendre une forme de narcissisme où la conscience de l'enfant est fixée uniquement sur le plaisir ou le déplaisir que le monde environnant peut lui apporter. Après quatre ou cinq mois, l'enfant prend conscience qu'il est une entité séparée de sa mère. Il désire s'approprier l'objet extérieur par la bouche.

LA DISSOCIATION LORS DU STADE SYMBIOTIQUE ET DE LA DÉFINITION DE LA QUALITÉ PSYCHIQUE
Une dissociation survenant lors de ce stade indique que l'enfant n'a pas été en mesure de développer un espace biolumineux autonome et distinct. Un traumatisme lors du stade symbiotique et de la définition peut également être à l'origine d'une perturbation de la définition de la qualité psychique. Deux cas sont possibles :

L'APPEL DE LA MÈRE PRODUIT UNE QUALITÉ PSYCHIQUE HYPERACTIVE
La mère exprime inconsciemment un appel à l'aide que l'enfant capte par télépathie. L'enfant se sent alors responsable de sa mère ce qui entretient une relation symbiotique avec elle. Ceci l'empêche de contacter son intérieur car s'il le fait, il sait au fond de lui qu'il ne pourra plus répondre aux demandes de sa mère. La qualité psychique de son champ biolumineux se développe donc de façon extériorisée, ce qui fera de lui une personne focalisée sur le monde extérieur et en constante fuite de son intérieur. Il a peur de dévoiler les émotions et désirs qui l'obligeraient à accepter que la relation symbiotique avec sa mère n'est plus.

LA PEUR DE DÉCEVOIR LA MÈRE PRODUIT UNE QUALITÉ PSYCHIQUE HYPOACTIVE
L'enfant ressent qu'il ne peut déplaire à sa mère qu'il perçoit comme autoritaire. Il n'ose pas se manifester dans le monde extérieur afin de ne pas lui déplaire, ce qui le garde dans une relation osmotique avec elle. L'enfant focalise donc son énergie dans son monde intérieur et développera une qualité psychique intériorisée, hypoactive. L'enfant est réservé et se dévoile difficilement malgré sa grande intelligence. Il dissimule ce qu'il est vraiment afin de répondre à l'autorité présumée de sa mère. Il conserve ses passions à l'intérieur de lui-même par peur d'être jugé par sa mère. Cette relation inhibitrice se poursuivra tant qu'il ne se permettra pas d'affirmer son droit d'être lui-même vis-à-vis de sa mère. Pour y parvenir, il devra s'affirmer pour aller à l'encontre de la présumée autorité de sa mère.

LE STADE COCCYGIEN
De l'âge de 18 mois à l'âge de 3 ans environ, la qualité psychique du champ biolumineux de l'enfant est caractérisée par la dominance de la zone coccygienne. Cette période est très similaire au stade anal de la psychanalyse. L'enfant apprend à répondre aux pulsions instinctives qui l'animent en essayant de posséder et de prendre dans ses mains les objets afin de les retenir ou de les détruire. Il apprend en fait à s'approprier le monde extérieur par le biais de ses mains. S'il ne peut répondre adéquatement à ses pulsions, il pourra développer des tendances agressives envers le monde extérieur. Durant cette période, l'enfant apprend également à contrôler son anus. Il découvre un plaisir à expulser et prend conscience du contrôle qu'il a sur son entourage en expulsant et retenant ses selles à sa guise. Il peut ainsi exprimer rapidement ce qu'il aime et ce qu'il n'aime pas. S'il ne vit pas bien l'expérience d'expulser ses selles, il est possible qu'il développe un comportement constipé qui l'empêchera de manifester librement ce qu'il ressent. Lors de ce stade, l'enfant développe une conscience de son centre de gravité qu'est le bassin. Cette conscientisation lui permet d'établir une relation énergétique avec la terre165 et il peut ainsi consolider son identité. Il apprend à identifier ce que sont les bonnes et les mauvaises actions par le reflet que sa mère lui exprime. Il peut ainsi développer un sentiment narcissique lui permettant de se respecter tout en étant capable d'établir une saine relation avec le monde extérieur.
Chez l'adulte, la zone coccygienne est en relation avec sa capacité à répondre aux besoins essentiels qui sont nécessaires à sa survie (nourriture, argent, habitation, etc.). Toute menace à sa survie stimulera ses surrénales (glandes associées à la zone coccygienne) et donc son instinct de vie en préparant son corps au combat ou à la fuite. Un individu ayant eu une relation sécurisante avec ses parents aura plus de facilité à répondre adéquatement aux besoins de sécurité de la zone coccygienne.

LA DISSOCIATION LORS DU STADE COCCYGIEN
Ce déséquilibre biolumineux survient lorsque l'enfant vit une expérience traumatisante alors qu'il se trouve en plein apprentissage de manifestation de ses besoins. Selon l'interprétation qu'il fera de l'événement, il se dissociera de l'énergie de la zone coccygienne, dominante à ce stade, par une hyperactivité ou une hypoactivité.

LE SENTIMENT DE NE PAS AVOIR ÉTÉ ACCUEILLI PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DANS LA ZONE COCCYGIENNE
Si l'enfant ressent qu'il n'a pas été reçu dans ses demandes lors du stade coccygien, il risque de réagir en activant fortement (inconsciemment toujours) sa zone coccygienne. L'hyperactivité de cette zone lui donne le sentiment qu'il peut très bien se débrouiller seul pour répondre à ses besoins. En fait, il ne veut plus être déçu dans ses demandes, c'est pourquoi il préfère ne plus attendre les autres pour obtenir ce qu'il veut. L'enfant devient très vite débrouillard et comprend que pour obtenir ce qu'il veut, il ne doit pas dévoiler ses intentions réelles. Il devient expert dans l'art de mentir et de feindre pour obtenir ce qu'il veut. Il est l'enfant manipulateur qui sait qu'il faut toujours prendre un chemin détourné pour obtenir ce qu'on veut. Pour s'équilibrer, cet enfant devra apprendre à reconnaître et accueillir son besoin énorme d'être reçu et aimé par l'autre.

LE SENTIMENT D'INTERDICTION PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DANS LA ZONE COCCYGIENNE
Si l'événement traumatique produit un sentiment d'interdiction qui lui cause une trop grande souffrance, l'enfant se coupera violemment de l'énergie de la zone coccygienne afin de fuir son corps physique pour ne plus souffrir. Son manque d'ancrage développera une personnalité plutôt absente qui se sent facilement envahie par les autres. Il se défend de cet envahissement en perdant contact avec la réalité. Il évite ainsi de faire face à ses besoins, convaincu qu'il souffrira si jamais il reprend contact avec eux. Son tempérament rêveur lui permet de fuir dans le rêve pour répondre illusoirement à ses besoins. Il développe ainsi un monde imaginaire qu'il reconnaît comme sa réalité. Ce monde imaginaire lui est en fait absolument nécessaire pour éviter d'expérimenter la souffrance et la douleur que son corps exprime. Il devra apprendre à accueillir ses souffrances pour reconnaître les besoins instinctifs qui l'animent.

LE STADE SACRÉ
Entre les âges de 3 et 6 ans environ, la zone sacrée est dominante. Le développement de l'enfant lors de cette période correspond en plusieurs points au stade phallique reconnu par la psychanalyse. Ce stade amène l'enfant à prendre conscience de ses organes génitaux comme source de plaisir. La petite fille a le réflexe de stimuler son clitoris tout comme le garçon son pénis. L'enfant devient conscient de son désir de s'unir aux autres par l'expérience de la sexualité. L'enfant choisit pour la première fois un objet sexuel bien défini. Le plus souvent le garçon s'identifie à son père et la fille à sa mère. La relation que le garçon développe avec sa mère déterminera son comportement avec les femmes. De même, la relation que la fille vivra avec son père déterminera le type de relation qu'elle vivra avec les hommes. Lors de la 4e et de la 5e année, les pulsions sexuelles sont déplacées vers d'autres buts, non sexuels ; elles sont sublimées. Cette période permet à l'enfant de se définir par rapport aux autres et d'établir des règles éthiques, sociales et esthétiques. S'il a développé une sécurité suffisante lors de l'étape précédente, il se distinguera graduellement de sa mère et de son père, ce qui lui permettra de se réapproprier ses dimensions féminine et masculine. Selon mes observations, la dominance de la zone sacrée est la condition pour devenir un adulte autonome, qui oriente sa conscience vers sa propre reconnaissance affective et qui donc est en mesure d'établir des relations réelles avec l'autre. Elle permet également de confronter ses capacités en regard des exigences et des attentes des autres.

LA DISSOCIATION LORS DU STADE SACRÉ
Une dissociation de la zone sacrée se produit lorsque l'enfant ressent une distance de ses parents à mesure qu'il découvre sa sexualité. Il se dissocie de sa zone sacrée afin de ne plus ressentir la souffrance qui y est présente. Selon l'intensité de l'émotion, sa zone sacrée deviendra soit hyperactive pour éviter de ressentir le vide affectif, soit hypoactive s'il se soumet à l'émotion, ce qui engendrera un sentiment d'abandon.

LE BESOIN DE FUIR LE VIDE AFFECTIF PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DANS LA ZONE SACRÉE
Si l'enfant refuse de ressentir le vide affectif, la zone sacrée devient hyperactive ce qui lui donne le besoin de constamment s'occuper. L'enfant est alors hyperactif ; il désire s'occuper constamment afin de ne jamais recontacter la douleur. Il est possible qu'il développe un rapport affectif avec la nourriture qui l'amènera à manger démesurément dès qu'il ressent le vide (boulimie). Plus tard, il pourra devenir très sportif ou s'acharner au travail. En fait, tout ce qui lui permet de ne pas contacter son vide sera approprié pour lui. Il devra pourtant accueillir ce vide intérieur afin de pouvoir apprendre à le remplir par sa capacité à reconnaître les besoins qui s'y trouvent.

LE REFUS D'ACCEPTER LA PERTE DE L'UNION AFFECTIVE AVEC LE PARENT AIMÉ PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DANS LA ZONE SACRÉE
La zone sacrée devient alors hypoactive et la personnalité se développe autour du désir de plaire au parent aimé afin de le séduire. L'enfant est convaincu que la relation idéale qu'il a établie avec son père ou sa mère peut le combler totalement. Il investit donc beaucoup d'énergie dans son imaginaire pour éviter de faire face à la douleur que représente la séparation. L'enfant est donc constamment à l'affût dans le but de plaire à l'un de ses parents. Tous ses gestes ont pour objet d'être valorisé par le parent concerné ou la personne symbolisant ce parent. À un niveau inconscient ce désir de plaire est en fait un désir de retrouver l'amour exclusif qu'il a perdu. Il peut en résulter des comportements extrêmes tels que cesser de manger pour attirer l'attention perdue (anorexie). Tant que l'enfant n'acceptera pas le changement de statut relationnel qu'il a avec l'un de ses parents, il continuera d'investir son énergie pour lui plaire. Seule l'acceptation de la nouvelle relation lui permettra de se distinguer progressivement de ses parents et de développer un nouveau réseau d'amis qui lui permettra d'exprimer ses besoins affectifs.

LE STADE SOLAIRE
Le stade solaire comporte deux étapes, toutes deux dominées par la zone solaire. Il est semblable à la période de latence et au début du stade de l'adolescence reconnus en psychanalyse. La première étape du stade solaire se déroule approximativement entre les âges de 6 et 11 ans. L'enfant reconnaît clairement son identité sexuelle et considère le sexe opposé comme un objet de désir. D'une façon générale, le garçon va s'identifier aux hommes de son entourage pour définir sa propre identité et la fille fera de même avec les femmes. Au cours de la seconde étape, qui se déroule environ entre 12 et 15 ans, l'enfant apprend à manifester l'identité qu'il s'est construit au cours de la première étape. Il quitte progressivement sa relation avec ses parents pour s'ouvrir au monde et apprend à manifester le pouvoir de volonté qui l'anime. Grossièrement, le garçon répondra à un désir de conquérir et la fille, à un désir de plaire et de séduire.

LA DISSOCIATION LORS DU STADE SOLAIRE
Au cours du stade solaire, l'enfant s'identifie à des modèles féminins ou masculins pour pouvoir s'affirmer. Si, au cours de cours de cette période, ses parents l'empêchent d'expérimenter le pouvoir d'affirmation qu'il cherche à manifester, il pourra se sentir trahi ou pire encore, croire qu'il n'a pas le droit de s'affirmer.

LE SENTIMENT DE TRAHISON PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DE LA ZONE SOLAIRE
Le sentiment d'être trahi amène l'enfant à faire le contraire de ce que les parents souhaitent. Ce comportement dissimule évidemment de la colère envers les parents. La réaction naturelle des parents est souvent de punir l'enfant afin de lui faire comprendre que son comportement n'est pas correct. Cette réaction des parents entraîne le plus souvent des réactions en chaîne où l'enfant refuse de se soumettre aux parents. Il est important de comprendre ici que l'enfant est profondément blessé puisqu'il n'a pas été reconnu dans son identité. Les parents doivent donc reconnaître leurs erreurs afin que l'enfant puisse de nouveau leur faire confiance. À la puberté (2e étape du stade solaire) ce sentiment de trahison se manifestera différemment chez la fille et chez le garçon.

Chez la fille.
Chez la fille pubère qui se sent trahie de ne pouvoir manifester l'image de la femme, la zone solaire devient hyperactive et le champ biolumineux flamboyant, indiquant que personne ne l'empêchera de s'affirmer en tant que femme. Très jeune, elle désire être perçue comme une femme et non pas comme une fille. Sa façon de se vêtir et de se comporter repose sur la volonté de séduire son père et par vengeance, d'autres hommes. Tant qu'elle ne se sent pas reconnue comme une femme, elle agit comme elle l'entend pour démontrer qu'elle possède bel et bien ce statut. En fait, cette jeune fille doit ellemême se donner le statut de femme et cesser de constamment le solliciter chez son père et les hommes. Pour y parvenir, elle doit accueillir la peine de ne pas avoir été reconnue comme femme. Le deuil qui en découlera lui permettra de nourrir son identité de femme afin de la supporter par elle-même.

Chez le garçon.
Si le garçon pubère se sent trahi de ne pouvoir exprimer l'image de l'homme qu'il désire manifester, la qualité énergétique de son champ biolumineux se développera davantage vers le haut, à partir de la zone solaire. Sa cage thoracique se développera ainsi plus que la normale, comme s'il voulait se protéger des blessures de la zone solaire. Très jeune, il cherche à développer un comportement “d'homme” par lequel il peut manifester sa domination envers sa mère et les femmes. Il démontre alors un sentiment de supériorité envers les femmes qu'il désire. Il aime la femme pour mieux la contrôler afin de se venger de l'humiliation qu'il a subie. Lorsqu'il reconnaîtra les sentiments d'amour réels qui l'habitent et qu'il désire partager avec une femme, il devra faire la paix et accueillir la peine qui est en lui. Il pourra ainsi dévoiler ce qu'il ressent vraiment pour une femme.

L'IMPOSSIBILITÉ DE S'AFFIRMER PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DE LA ZONE SOLAIRE
La trop grande sévérité des parents peut totalement inhiber l'enfant dans le développement de son identité. Il est incapable d'exprimer ce qu'il est et répond aux demandes de ses parents avec soumission. C'est l'enfant hésitant et indécis qui se laisse contrôler par ses parents, ne connaissant rien d'autre. Il a de la difficulté à faire des choix et à s'attribuer une identité distincte de celle de ses parents. Il est souvent solitaire et plus lent que les enfants de son âge. Il semble fragile et a peur de tout. En fait il ne se sent pas soutenu par le parent aimé d'où son incapacité à faire face à la vie. Il a constamment besoin d'être sécurisé par le parent aimé. Tout ce qu'il entreprend lui apparaît inutile s'il ne se sent pas supporté par ce dernier. Il doit apprendre à développer une sécurité intérieure. Lors de la 2e étape du stade solaire, l'enfant pubère a l'impression qu'il n'a aucun droit de s'affirmer. Il en résulte un comportement de je-m'en-foutisme et de désintérêt envers l'expression de son identité sexuelle car il est convaincu que personne ne s'intéresse à ce qu'il désire exprimer. Il doit apprendre à développer une foi envers lui-même.

LE STADE THORACIQUE
Ce stade, qui s'étend environ entre les âges de 16 et 21 ans, est caractérisé par la dominance de la zone thoracique. En psychanalyse, cette période est similaire au stade de l'adolescence et au début du stade adulte. La dominance de la zone thoracique amène chez l'adolescent un vif désir de se définir par rapport à ses parents. Il désire être reconnu comme un adulte et apprend à se définir par rapport à la société. Il apprend à exprimer sa propre créativité afin d'exprimer son désir de mettre au monde une nouvelle société en accord avec ses désirs de changement. Devant la difficulté à rendre cette société meilleure, l'adolescent se révolte contre ses parents et la société. En se révoltant, l'adolescent se dissocie de l'émotion sousjacente à la représentation qu'il s'est faite de la société, de ses parents et de lui-même. Cette émotion est habituellement une impression de rejet, de ne pas avoir sa place, d'incompréhension, etc. Il va ainsi investir son entourage d'une intention psychique liée à cette émotion. Tant et aussi longtemps qu'il se dissociera de cette émotion, il réactualisera des schèmes de pensée qui l'empêcheront de vivre autre chose que le schème limité dont sa personnalité dispose. Il tiendra son entourage et la société responsables de tous les malheurs sociaux, économiques, environnementaux, etc. Seul l'accueil dans son coeur de cette émotion lui permettra de reconnaître ce qu'il ressent réellement : son besoin d'être aimé et d'être reconnu, son désir de faire partie de la collectivité et de participer à son avancement. Chez l'adulte, la zone thoracique procure la reconnaissance de soi et le désir de collaborer avec les autres.

LA DISSOCIATION LORS DU STADE THORACIQUE
À l'adolescence, l'enfant désire être reconnu comme un adulte ayant des idées nouvelles à apporter à la société. Si ses parents ne reçoivent pas ses idées, l'adolescent, profondément blessé dans son coeur, pourra se sentir humilié ou incompris.

L'HUMILIATION PRODUIT UNE HYPERACTIVITÉ DANS LA ZONE THORACIQUE
L'adolescent va alors se renfermer sur lui-même en reprochant aux autres leur manque d'ouverture. Il se dit qu'il n'a pas besoin de la reconnaissance des autres montrant ainsi sa détermination à ne pas succomber à la tentation de demander de nouveau à ses parents de le reconnaître. L'adolescent refuse ainsi son besoin d'être reconnu par la société et développe un comportement marginal et révolté. Il tend à se regrouper en “gang”, microsociété qui l'écoute et qu'il peut influencer. Sa réaction énergétique provoque une forte tension dans sa qualité psychique qui semble sur le point d'exploser. C'est en fait une armure qui empêche l'extérieur de l'atteindre. Toute son énergie psychique est investie inconsciemment à maintenir cette armure, plus forte au niveau de la zone thoracique, qu'il ne peut relâcher sous peine de revivre le contrôle et l'humiliation. D'une part, il s'autopunit car il se sent coupable d'avoir osé exprimer son désir d'être reconnu lors de l'adolescence. D'autre part, il se sent obligé d'affirmer ce qu'il croit puisque le refus de ses parents de l'accueillir signifie qu'il doit supporter ses idées afin de donner un sens à sa vie d'adulte. Cette étape oblige donc l'adolescent à se définir vis-à-vis de ses parents afin qu'il définisse son identité propre et par le fait même la direction qui est en train de prendre forme.

LE SENTIMENT D'INCOMPRÉHENSION PRODUIT UNE HYPOACTIVITÉ DANS LA ZONE THORACIQUE
L'adolescent très sensible aux autres et qui vit un manque d'ouverture de la part de ses parents aura tendance à se couper violemment de l'énergie de sa zone thoracique, ce qui entraînera un affaissement biolumineux au niveau de cette zone et produira à la longue un manque de tonus musculaire dans cette région. Cette réponse énergétique le fait se sentir différent des autres. Il a l'impression qu'il ne peut faire partie d'aucun groupe. Il tend donc à s'isoler et à se renfermer sur lui-même. Sa sensibilité l'amène à avoir de la difficulté à développer sa personnalité pourtant nécessaire à l'affirmation de son identité. L'être humain n'est pas à la hauteur de ses attentes. L'adolescent s'intéresse à la philosophie, à la spiritualité ou à l'environnement, ce qui donne un sens à sa vie. Il doit toutefois se méfier de ses nouveaux intérêts car ils sont peut-être une fuite. L'adolescent doit apprendre à reconnaître les profondes déceptions qu'il ressent envers la vie et ses parents. Il pourra ainsi apprivoiser l'énergie de la zone thoracique afin d'apprendre à intégrer cette sensibilité concrètement dans sa vie.

LE STADE CERVICAL
La dominance de la zone cervicale marque l'entrée dans le monde adulte. Elle permet à l'adulte responsable et créateur de se manifester. Il stimule la société par sa capacité à matérialiser ce qu'il perçoit dans son monde intérieur.

LE STADE CÉRÉBRAL
C'est le stade de l'adulte mûr qui a le sentiment d'avoir réussi à s'intégrer adéquatement dans la société. La dominance de la zone cérébrale favorise une synchronisation des hémisphères, laquelle permet d'expérimenter le rôle d'observateur. L'individu apprend ainsi peu à peu à se détacher de sa personnalité ou, en d'autres mots, des programmations qui l'animent. Cette déprogrammation lui permet d'expérimenter le vide intérieur grâce auquel il reconnaît son essence réelle et où la dualité n'existe plus. Ces gens ont la sagesse de savoir se retirer au moment où cela est nécessaire, de prendre du recul et d'agir lorsque cela s'impose. Ils savent utiliser autant leur aspect rationnel que leur aspect intuitif.

LE STADE PINÉAL
C'est le stade de la sagesse et il est caractérisé par la dominance de la zone pinéale qui permet d'établir une relation étroite avec la dimension transpersonnelle. Il peut en résulter une profonde communion avec l'intelligence qui régit l'univers. Ces gens savent agir en profonde communion avec un tout plus vaste qu'eux-mêmes. Nombre de gens ont expérimenté cet état momentanément mais rares sont ceux dont l'activité énergétique de la zone pinéale est dominante.

LA DISSOCIATION LORS DES STADES CERVICAL, CÉRÉBRAL, PINÉAL
Toute dissociation qui se produit au cours de l'âge adulte affecte habituellement l'une ou l'autre des trois zones supérieures (cervicale, cérébrale et pinéale) et est habituellement une compensation à un déséquilibre dans une ou plusieurs des quatre zones inférieures. Chaque fois que j'ai observé des dissociations dans les trois zones supérieures, des perturbations dans les zones inférieures étaient toujours en cause. Je n'ai jamais non plus rencontré d'individu dont les quatre zones inférieures étaient en état d'équilibre. Ceci n'est pas surprenant puisque l'apprivoisement des zones inférieures est le travail d'une vie entière.

Extrait du livre : L’Écoute Imaginaire de Sylvain Bélanger et Fabienne Scott, Édition Quintessence, 2004
 
Copyright 2008, Sylvain Bélanger, Écoute Imaginaire, www.ecouteimaginaire.com, Montréal, Québec, Canada

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