Aura et résonance

Description de Aura et résonance selon l'écoute imaginaire

Aura et résonance : Selon l'approche de l'Écoute Imaginaire

Chaque fois qu'un individu se trouve devant une nouvelle situation, le cerveau décode la situation, émettant un signal qui fera entrer en résonance certaines parties de la qualité psychique de son champ biolumineux. Deux cas peuvent alors se produire : la résonance expansive ou la résonance limitative. LA RÉSONANCE LIMITATIVE ENGENDRE UNE RÉACTUALISATION Si la personne a déjà vécu une situation similaire à la situation présente ou pouvant servir de référence à celle-ci, le cerveau entrera en résonance avec les mémoires de qualité similaire se trouvant dans la qualité psychique du champ biolumineux. Cette résonance rappellera à la personne comment elle doit réagir devant la situation, ce qui lui fera réactualiser des comportements et des habitudes développés dans le passé156.

Cette résonance est limitative et engendre toujours une action en accord avec le contenu mémoriel. La résonance limitative peut être positive ou négative, selon les circonstances. En effet :
– Elle est positive lorsqu'on l'utilise pour puiser dans la mémoire d'une expérience passée afin de développer des habitudes nécessitant d'être consolidées. Par exemple, le pianiste peut améliorer sa dextérité en pratiquant régulièrement sa technique. La résonance limitative permet donc ici d'intégrer un nouveau comportement acquis par résonance expansive.
– Elle est négative lorsqu'elle limite la compréhension d'un événement présent à la vision d'une expérience passée. L'individu évite par ce mécanisme d'élever son niveau d'organisation ce qui aurait pour effet de le faire entrer en résonance avec la tendance expansive. Il préfère la résonance avec une énergie limitative qui lui fait conserver des comportements anciens et l'empêche de s'adapter adéquatement aux événements nouveaux. Par Écoute Imaginaire, cette résonance perturbe la qualité psychique qui tend alors à se recroqueviller sur elle-même. Cette résonance limitative se répétera tant que l'individu ne sera pas en mesure d'apprivoiser la mémoire douloureuse de l'événement originel.

Stephen Wolinsky parle de “fondement somatique d'un réflexe spontané” pour décrire le phénomène de la réactualisation. Ce réflexe se manifeste inconsciemment et reproduit un comportement vécu lors d'une étape de l'enfance de laquelle l'individu s'est dissocié. Lorsque ce réflexe se déclenche, la physiologie entière de la personne réagit de la même manière, de façon automatique, à la situation qu'elle a reconnue comme similaire ou identique à l'événement qui est à l'origine de la dissociation. Selon moi, le cerveau entre alors en résonance limitative avec l'énergie dissociée, ce qui déclenche dans le corps la réaction réflexe permettant à l'individu d'éviter de faire monter à sa conscience l'énergie dissociée qui l'obligerait à élever son niveau d'organisation. La personne entre en quelque sorte dans une forme de transe qui l'amène à revivre malgré elle une régression temporelle où la mémoire de l'expérience désagréable est réactualisée dans son corps et sa psyché. Son entourage et la situation actuels sont interprétés par elle de façon à maintenir son état de “transe”.

Le psychothérapeute John Bradshaw explique le phénomène de la réactualisation en ces termes : “Ainsi, dès qu'un adulte affronte une situation problématique, il peut se remettre à penser et à agir de la même façon qu'il pensait et agissait auparavant, à un stade de développement antérieur157.” Les mécanismes de la réactivation de la réactualisation ont été expliqués par le psychothérapeute de renommé mondiale Ernest Lawrence Rossi. Selon lui, la réaction d'alarme qui découle d'un traumatisme se caractérise par l'activation du système nerveux sympathique. Ce dernier stimule la libération d'adrénaline et de noradrénaline par les médullosurrénales158. Les recherches du neurologue Mc Gaugh (1983, 1989) ont démontré que ces hormones font partie des hormones qui gèrent les rétentions mémorielles159. Il n'est donc pas surprenant que les souvenirs d'un traumatisme puissent devenir dépendants d'un état de conscience psychophysiologique précis vécu lors de la réaction d'alarme originelle. Ainsi à chaque fois que l'organisme reconnaît une situation similaire à celle d'origine, il reproduit inconsciemment l'état psychophysiologique vécu alors. La résonance expansive engendre de nouveaux comportements.

Si le niveau d'organisation de la personne le permet, celle-ci prendra conscience d'un nouveau comportement possible face à la nouvelle situation car son cerveau entrera en résonance avec un “potentiel-information” de la qualité psychique de son champ biolumineux, jusqu'ici non reconnu160. Quoique cette résonance soit expansive, le cerveau peut, selon les circonstances, être ou ne pas être en mesure de la reconnaître ou de l'accepter.
– S'il y a refus, l'énergie psychique nouvellement formée par la résonance avec le “potentiel-information” se dissociera. On observera alors par Écoute Imaginaire une énergie psychique qui ne semble pas faire partie de la qualité psychique du champ biolumineux et ayant un potentiel expansif161.
– Si au moment où se présente la nouvelle situation, l'individu se trouve dans un état d'ouverture envers lui-même, prédisposant à la néguentropie et à un niveau d'organisation plus complexe, la résonance imprégnera la qualité psychique du champ biolumineux, produisant une expansion de celui-ci. La conscience de l'individu s'élargira et il actualisera un nouveau comportement.

Cette résonance expansive permet à un individu d'actualiser un potentiel afin :
– de réaliser des idéaux, des projets, des objectifs ;
– d'expérimenter de nouveaux comportements afin de mieux réagir aux événements extérieurs ;
– de vivre de nouvelles expériences afin d'élever son niveau d'organisation.

Extrait du livre : L’Écoute Imaginaire de Sylvain Bélanger et Fabienne Scott, Édition Quintessence, 2004
 
Copyright 2008, Sylvain Bélanger, Écoute Imaginaire, www.ecouteimaginaire.com, Montréal, Québec, Canada

Retour au lexique - Page d'accueil